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Valeur vénale d'un bien immobilier : succession, donation, divorce

Valeur vénale d'un bien immobilier : comment l'établir à la date du décès, de la donation ou du partage, ce que le fisc accepte et qui peut la fixer.

Josef Eckmair MBAMis à jour: 12 min de lecture10 sourcesRelu par Christian Eckmair
Trousseau de clés posé sur un acte notarié et une déclaration de succession, le dossier où se fixe la valeur vénale d'un bien
Pour les droits de mutation, un immeuble transmis vaut sa valeur vénale réelle à la date de la transmission, pas son prix de revente ultérieur. Image : Shixart1985, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Un décès, une donation, une séparation, un rachat de crédit : quatre moments où l'on vous demande « combien vaut la maison ? » avec des conséquences fiscales immédiates. La méthode reste la comparaison ; ce qui change, c'est la date. Le fisc, le notaire et la banque ne regardent pas le même jour, et une valeur juste en 2026 est fausse pour un décès de 2023. Ce guide reprend chaque occasion avec sa date de référence, ses abattements et ses délais, puis montre comment retrouver une valeur pour un jour passé. Le coût et le déroulement d'une mission d'expert relèvent du guide du prix d'une expertise immobilière.

Valeur vénale d'un bien immobilier : les quatre dates de référence

Occasion Date de référence Qui fixe la valeur Ce qui est examiné Délai ou droit à payer
Succession Le jour du décès15 Les héritiers, par déclaration, le plus souvent avec le notaire1 Ventes similaires à cette date ; abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt sous conditions1 Déclaration dans les 6 mois du décès en métropole6
Donation Le jour de l'acte1 Donateur et donataire, devant notaire Même règle ; abattement de 100 000 € par enfant et par parent sur 15 ans7 Droits calculés à l'acte7
Divorce Le jour du partage, dans l'acte liquidatif Les époux ; à défaut, notaire désigné et juge aux affaires familiales3 Une valeur acceptée par les deux parties, base de la soulte Droit de partage de 1,10 %, minimum 25 €3
IFI Le 1er janvier de l'année2 Le redevable lui-même Valeur vénale réelle ; abattement de 30 % sur la résidence principale ; seuil de 1 300 000 € net2 Déclaration annuelle

Le code général des impôts écrit « valeur vénale réelle » : l'adjectif ne crée pas une seconde notion, il rappelle que l'administration attend le prix du marché1. Pour un bien dont le propriétaire avait l'usage, la valeur s'entend libre de toute occupation1 : aucune décote pour la présence de la famille. Qui peut écrire cette valeur, et avec quelle force, relève du comparatif entre avis de valeur, estimation et rapport d'expert.

Succession : la valeur au jour du décès et le délai de six mois

L'article 761 du code général des impôts pose la règle pour tout immeuble transmis à titre gratuit : sa valeur vénale réelle du jour de la transmission, avancée par les parties elles-mêmes dans une déclaration que le texte veut « détaillée et estimative »1. Les héritiers portent donc le chiffre sous leur responsabilité ; le notaire les aide, l'administration contrôle. Service-Public admet une estimation d'agent immobilier ou l'usage des bases fiscales5, dont l'outil « Rechercher des transactions immobilières » de l'espace Finances publiques, prévu pour une déclaration de succession4.

L'abattement de 20 % de l'article 764 bis est souvent invoqué à tort. Il vise l'immeuble qui était la résidence principale du défunt au jour du décès, et exige qu'à cette même date une personne de la liste légale l'habite aussi à titre principal : l'époux survivant, le partenaire pacsé, un enfant mineur ou un enfant majeur protégé du défunt, de son conjoint ou de son partenaire1. Résidence secondaire, bien loué, défunt vivant seul : pas d'abattement1. Il est propre aux mutations par décès : une donation ne peut pas s'en prévaloir1.

Vient le calcul. En ligne directe, chaque enfant déduit 100 000 € sur sa part, au décès de chacun de ses parents, puis le barème progressif s'applique : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, puis 30 %, 40 % et enfin 45 % au-delà de 1 805 677 €5. Les donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans sont rajoutées à la part pour apprécier l'abattement : c'est le rappel fiscal5.

Le calendrier est court : dépôt dans les six mois qui suivent un décès en métropole, avec une tolérance jusqu'au dernier jour du mois, et dans l'année pour un décès à l'étranger6. Le retard coûte 0,20 % d'intérêt par mois, soit 2,4 % par an, plus une majoration de 10 % à compter du treizième mois6.

Dernière raison de ne pas sous-évaluer : la valeur retenue pour les droits devient le prix d'acquisition de l'héritier s'il revend. Lorsque le bien vient d'une succession ou d'une donation, le prix d'acquisition retenu pour la plus-value est la valeur qui a servi au calcul des droits8. L'économie de droits d'aujourd'hui se retrouve dans la plus-value de demain, sauf détention de plus de 22 ans pour l'impôt sur le revenu et de 30 ans pour les prélèvements sociaux8. Le guide de la maison héritée prolonge ce point jusqu'au choix entre conserver et vendre.

Donation : valeur au jour de l'acte et abattement de 100 000 €

La donation suit la même règle de valeur que la succession, appréciée au jour de l'acte notarié1. La différence tient aux abattements et au délai de quinze ans qui les gouverne. Chaque enfant bénéficie de 100 000 € sur les donations reçues de chacun de ses deux parents, sur une période de quinze ans : une donation de 100 000 € en 2026 épuise l'abattement jusqu'en 2041, et l'excédent est taxé au barème7. Le don familial de sommes d'argent, exonéré jusqu'à 31 865 € lorsque le donateur a moins de 80 ans et le bénéficiaire est majeur, s'y ajoute sur la même période7.

La tentation d'une valeur basse est plus forte qu'en succession, l'acte se préparant à loisir ; la sanction est identique : rectification possible et prix d'acquisition réduit pour le donataire à la revente8. Et une donation avec réserve d'usufruit se déclare pour une valeur répartie entre usufruit et nue-propriété selon un barème fiscal fonction de l'âge de l'usufruitier5, le point de départ restant la valeur vénale du bien entier au jour de l'acte.

Divorce : valeur au jour du partage, soulte et droit de partage

Ici, pas de barème : la valeur sert à partager entre deux personnes, et le juge n'intervient qu'à défaut d'accord. La liquidation chiffre d'abord le patrimoine des époux, dettes comprises ; le partage se fait ensuite en valeur, et si les lots ne peuvent pas être égaux, celui qui reçoit le plus dédommage l'autre en argent : c'est la soulte3. Dès que le couple possède un immeuble commun ou indivis, un notaire dresse l'acte authentique de partage3. Dans un divorce judiciaire, le juge aux affaires familiales peut désigner un notaire, accorder l'attribution préférentielle du logement à un époux et, si le désaccord persiste, homologuer l'état liquidatif ou ordonner la vente par licitation3.

Le coût est connu d'avance : le droit de partage, 1,10 % des biens partagés avec un minimum de perception de 25 €, plus les émoluments proportionnels du notaire3. Ce pourcentage explique pourquoi la valeur inscrite dans l'acte se négocie âprement : sur une maison de 400 000 €, chaque tranche de 10 000 € déplace 5 000 € de soulte et 110 € de droit.

Sur la date, un piège classique : entre la séparation et l'acte, chacun retient le marché qui l'arrange. Seule compte la valeur du jour du partage, et le marché a bougé : sur un an, au deuxième trimestre 2026, les logements anciens avaient perdu 0,8 % en France et les maisons 1,3 %9. Le guide de la maison familiale en cas de divorce traite le rachat de part et son financement.

Rachat de soulte ou renégociation de crédit : ce que la banque regarde

La banque ne raisonne ni en valeur fiscale ni en valeur de partage, mais en garantie. Pour financer une soulte, elle instruit le dossier comme un achat : le prêt est rapporté à la valeur du bien, la valeur de l'acte de partage servant de point de départ, que son propre service d'évaluation peut revoir à la baisse si le chiffre convenu entre époux lui paraît élevé. Une renégociation de taux auprès de la banque qui détient déjà le prêt ne déclenche en général aucune nouvelle évaluation ; un rachat par une banque concurrente réexamine la garantie et ajoute les frais de mainlevée de l'ancienne hypothèque et ceux de la nouvelle sûreté. Lorsque la banque retient une valeur inférieure au prix ou à la soulte, la différence se finance en apport ; les recours sont décrits dans l'article sur l'évaluation bancaire inférieure au prix.

Reconstituer une valeur à une date passée : DVF et indice Notaires-Insee

Pour un décès ancien ou un partage daté, il faut une valeur à un jour passé ; trois outils publics le permettent.

La base « Demandes de valeurs foncières » couvre cinq années de transactions, construites à partir des actes des notaires et des données du cadastre, sur tout le territoire à l'exception de l'Alsace, de la Moselle et de Mayotte ; la DGFiP la rafraîchit en avril et en octobre, la dernière fois le 7 avril 202610. Chaque mutation porte sa date, son prix, la parcelle et la surface bâtie : on retient les ventes conclues dans les six mois autour de la date de référence. Réidentifier les personnes est interdit10 : on cite des ventes, jamais des vendeurs.

L'outil « Rechercher des transactions immobilières » de l'espace Finances publiques filtre les mêmes ventes par zone et par période, chacune décrite par sa parcelle, son adresse, la nature du bien, sa surface et son époque de construction ; l'administration écarte les ventes hors marché et réserve le résultat à l'usage personnel du demandeur4. C'est l'instrument que le fisc s'attend à voir utilisé pour une succession, une donation ou l'IFI4.

L'indice Notaires-Insee corrige lorsque les ventes de la bonne période manquent : on part d'une vente plus récente et on la ramène à la date voulue, en sens inverse de l'évolution de l'indice de la zone. Au deuxième trimestre 2026, l'indice national reculait de 1,0 % sur le trimestre et les maisons perdaient 1,3 % sur un an9. On retient l'indice le plus local, par type de bien, et l'on consigne chaque étape.

La valeur vénale d'une maison à Bordeaux, décès en 2023, revente en 2026

Exemple : adresse fictive, ventes comparables hypothétiques, montants arrondis. Une maison de 100 m² à Bordeaux, propriété d'une mère décédée le 15 mars 2023 ; un enfant unique hérite et n'habite pas la maison, donc pas d'abattement de 20 %1.

Étape Date Montant (exemple) Règle appliquée
Trois ventes de maisons voisines relevées dans DVF Premier semestre 2023 3 900 à 4 105 €/m² Comparaison avec des biens similaires autour de la date du décès110
Valeur vénale déclarée 15 mars 2023 400 000 € 100 m² × 4 000 €/m², état moyen, libre d'occupation1
Abattement en ligne directe Déclaration 100 000 € Un enfant, un abattement5
Base taxable 300 000 €
Droits de succession Dépôt avant le 15 septembre 2023, tolérance jusqu'au 30 septembre 58 194,35 € 403,60 € + 403,70 € + 573,45 € + 284 068 € × 20 %56
Vente de la maison Juin 2026 385 000 € Prix d'acquisition pour la plus-value : 400 000 €, la valeur ayant servi aux droits8
Plus-value imposable 2026 Aucune Moins-value de 15 000 €

Comparez avec une déclaration « prudente » à 340 000 €. Les droits tombent à 46 194,35 €, soit 12 000 € de moins (60 000 € × 20 %)5. Mais à la revente de 2026, le prix d'acquisition n'est plus que de 340 000 €8 : la plus-value brute atteint 45 000 €, imposable sous réserve des frais et abattements pour durée de détention, et l'écart avec les ventes de 2023 expose à une rectification.

Le rapport CheckValue, une lecture sourcée du marché avant de payer l'expert

Le rapport CheckValue sert ici à une chose précise : arriver chez le notaire avec une lecture chiffrée et sourcée du marché d'aujourd'hui, avant de payer un expert ou d'accepter le chiffre de l'autre partie. Trois de ses éléments comptent pour ces dossiers. La valeur actuelle et sa fourchette, bâties sur les ventes comparables autour de l'adresse, chaque ajustement (état, année de construction, garage, classe énergétique) étant accompagné de son coefficient et de sa source : pour un partage en cours ou une déclaration d'IFI, c'est précisément la date qu'il faut. L'indice officiel des prix de la zone, qui permet de remonter d'une valeur actuelle vers une date passée, les ventes de l'époque restant la preuve principale. Enfin la liste numérotée des sources et le PDF en cinq langues, transmissible par un lien quand des cohéritiers vivent à l'étranger.

Saisissez l'adresse pour voir l'aperçu gratuit de votre rapport ; notaires, avocats et agents qui traitent plusieurs dossiers par mois trouveront les tarifs de l'offre Pro à leur en-tête sur la page dédiée. Le rapport n'est en revanche ni une expertise, ni un avis de valeur signé, ni une pièce opposable à l'administration ou au juge. Personne ne visite le bien, et le rapport donne la valeur d'aujourd'hui ; la reconstitution à une date passée reste votre travail ou celui du notaire, avec DVF et l'outil fiscal410.

Les pièces à réunir avant le rendez-vous chez le notaire ou l'expert

  • Le titre de propriété et, en copropriété, le règlement de copropriété et les procès-verbaux récents.
  • La surface, les diagnostics (dont le diagnostic de performance énergétique) et la dernière taxe foncière.
  • Pour une succession : la date du décès, la preuve de l'occupation du logement ce jour-là si l'abattement de 20 % est demandé1, la liste des dettes exigibles et des donations antérieures pour le rappel fiscal5.
  • Pour un divorce : le contrat de mariage ou le régime légal, l'acte d'achat avec l'origine des fonds, le tableau d'amortissement du prêt en cours, pour les récompenses et la soulte3.
  • Vos comparables : ventes DVF ou de l'outil fiscal autour de la date de référence, imprimées et datées410.
Dans les partages que j'ai accompagnés, le désaccord portait rarement sur la méthode et presque toujours sur la date : chacun retenait le marché qui l'arrangeait. Fixer d'abord le jour de référence, puis chercher les ventes de ce moment-là, a réglé plus de conflits que n'importe quelle contre-expertise.
Josef Eckmair MBA, cofondateur de CheckValue

Cet article est une information générale et non un conseil juridique ou fiscal. Les abattements, barèmes et délais cités sont ceux publiés par les sources en 2026 ; le notaire chargé du dossier confirme ceux qui s'appliquent à votre situation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la valeur vénale d'un bien immobilier ?

C'est le prix auquel le bien aurait pu être vendu, à une date donnée, dans des conditions normales de marché. Le code général des impôts l'exige pour les immeubles transmis par décès ou donation, appréciée au jour de la transmission, et le Bulletin officiel des finances publiques précise que le chiffre vient d'une déclaration détaillée et estimative des parties. Elle sert de base aux droits de succession, aux droits de donation et à l'impôt sur la fortune immobilière.

Comment est calculée la valeur vénale pour une succession ?

Les héritiers déclarent eux-mêmes une valeur au jour du décès, le plus souvent préparée avec le notaire à partir des ventes de biens comparables de la même période, que l'outil « Rechercher des transactions immobilières » de l'espace Finances publiques affiche gratuitement. Lorsque le défunt occupait le logement comme résidence principale et qu'au même jour son époux, son partenaire pacsé ou un enfant mineur ou majeur protégé y vivait aussi, la valeur déclarée est réduite de 20 %.

Quel délai pour déclarer une succession ?

Six mois à compter du jour du décès lorsqu'il survient en France métropolitaine, avec une tolérance des services fiscaux jusqu'au dernier jour du mois ; douze mois lorsque le décès survient à l'étranger. En cas de retard, l'intérêt est de 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an, et une majoration de 10 % s'ajoute à partir du treizième mois. La valeur vénale au jour du décès figure dans cette déclaration.

Qu'est-ce que l'abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt ?

L'article 764 bis du code général des impôts réduit de 20 % la valeur vénale de l'immeuble qui était, au jour du décès, la résidence principale du défunt, si une personne de la liste légale y habite aussi ce jour-là : époux survivant, partenaire pacsé, enfant mineur ou enfant majeur protégé. Il ne vaut ni pour une résidence secondaire, ni pour un bien loué, ni pour une donation, et il se cumule avec l'abattement de 100 000 € par enfant.

Comment estimer une maison en cas de divorce ?

Les époux fixent la valeur d'un commun accord ; elle sert à calculer la soulte que verse celui qui conserve le bien. Dès qu'il existe un immeuble commun ou indivis, le partage passe par un notaire, dont l'acte est soumis au droit de partage de 1,10 %. Faute d'accord, deux estimations confrontées, un expert choisi ensemble ou, dans un divorce judiciaire, le notaire désigné par le juge aux affaires familiales permettent de trancher.

Peut-on estimer un bien à une date passée ?

Oui, à condition de raisonner à partir des ventes de l'époque et non du marché actuel. La base DVF publie les mutations des cinq dernières années avec la référence de parcelle et la surface ; l'outil « Rechercher des transactions immobilières » de l'administration donne les mêmes ventes pour une démarche fiscale. Si les ventes proches manquent, on part de ventes plus récentes et on les corrige avec l'indice Notaires-Insee de la zone, en documentant chaque étape.

Le fisc peut-il contester la valeur déclarée ?

Oui. L'administration compare la valeur déclarée aux ventes de biens similaires dont elle dispose et peut proposer une rectification si l'écart lui paraît injustifié. Une déclaration appuyée sur des comparables datés et sur une méthode écrite se défend ; une valeur avancée au jugé ne se défend pas. Sous-évaluer coûte aussi plus tard : la valeur retenue pour les droits devient le prix d'acquisition si l'héritier revend, et la différence forme une plus-value imposable.

Que fournit CheckValue pour une succession, une donation ou un divorce ?

Une valeur actuelle avec sa fourchette, les ventes comparables ajustées qui la fondent, l'indice officiel des prix de la zone et une liste numérotée de sources, dans un rapport en PDF que vous pouvez transmettre au notaire ou aux cohéritiers par un lien. Ce n'est pas une expertise : personne ne visite le bien, aucune signature n'engage un expert, et le rapport ne remplace pas l'avis qu'exige un juge ou que discute l'administration.

Cet article est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou en investissement. Les chiffres et règles portent l’année de leur publication ; consultez la source citée pour la version en vigueur.

Josef Eckmair MBA
Josef Eckmair MBA
Cofondateur de CheckValue · gérant de CBDNOL GmbH · Plus de 20 ans d’expérience immobilière à Tenerife et en Autriche · Relu par Christian Eckmair

Josef Eckmair MBA est cofondateur de CheckValue et gérant de CBDNOL GmbH (Ansfelden, Autriche). Il a plus de 20 ans d’expérience immobilière à Tenerife et en Autriche et écrit sur l’expertise, la fiscalité, les frais de vente et l’estimation pour les professionnels.

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Sources

  1. 1
    lawBOI-ENR-DMTG-10-40-10-30 : Successions : évaluation des immeubles à la valeur vénale
    BOFiP, Bulletin officiel des finances publiques (DGFiP) · 2012
    Article 761 du CGI : les immeubles transmis à titre gratuit sont estimés à leur valeur vénale réelle à la date de la transmission, d'après une déclaration détaillée et estimative des parties, valeur libre de toute occupation pour un bien dont le propriétaire avait l'usage ; article 764 bis : abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt, réservé aux mutations par décès.
    bofip.impots.gouv.fr ↗
  2. 2
    officialImpôt sur la fortune immobilière (IFI) : personnes et biens concernés
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Seuil de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier 2026 ; chaque bien déclaré à sa valeur vénale réelle au 1er janvier de l'année d'imposition ; abattement de 30 % sur la résidence principale ; service Patrim dans l'espace personnel.
    service-public.gouv.fr ↗
  3. 3
    officialDivorce : procédure de partage des biens
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025
    Page vérifiée le 5 août 2025 : liquidation puis partage en valeur, l'époux qui reçoit le plus dédommage financièrement l'autre (la soulte) ; acte authentique de partage par notaire obligatoire dès qu'il existe un immeuble commun ou indivis ; droit d'enregistrement ou taxe de publicité foncière de 1,10 % avec un minimum de perception de 25 € ; émoluments proportionnels du notaire ; notaire désigné par le juge aux affaires familiales, attribution préférentielle, licitation ; aucun délai légal pour partager, état liquidatif dans un délai d'un an renouvelable une fois.
    service-public.gouv.fr ↗
  4. 4
    guidanceJe dois estimer un bien immobilier dans le cadre d'une démarche fiscale comme une succession ou une donation (service « Rechercher des transactions immobilières »)
    impots.gouv.fr (DGFiP) · 2026
    Service gratuit de l'espace Finances publiques prévu pour la déclaration de succession, l'IFI, une donation, un contrôle fiscal, une expropriation ou une vente ; chaque vente décrite par ses références cadastrales, son adresse, le type de bien, la surface et la période de construction ; seules les ventes reflétant le marché sont affichées ; usage strictement personnel (article L. 107 B du LPF) ; Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle et Mayotte exclus.
    impots.gouv.fr ↗
  5. 5
    officialDroits de succession : évaluation de la succession et calcul des droits
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Page vérifiée le 9 février 2026 : biens estimés à la valeur vénale au jour du décès, estimation possible par un agent ou par les bases de l'administration ; abattement de 20 % sous conditions ; abattement de 100 000 € par enfant et par parent ; barème en ligne directe de 5 % à 45 % avec ses tranches ; rappel fiscal des donations de moins de 15 ans ; barème fiscal de l'usufruit et de la nue-propriété.
    service-public.gouv.fr ↗
  6. 6
    officialDroits de succession : déclaration (délais, dispenses, pénalités)
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025
    Page vérifiée le 29 janvier 2025 : déclaration dans les 6 mois du décès en France métropolitaine, tolérance jusqu'au dernier jour du mois, un an pour un décès à l'étranger ; intérêt de retard de 0,20 % par mois (2,4 % par an) et majoration de 10 % à partir du treizième mois.
    service-public.gouv.fr ↗
  7. 7
    officialDroits de donation : calcul et abattements
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Page vérifiée le 13 mai 2026 : abattement de 100 000 € par enfant pour les donations reçues de chacun de ses parents, apprécié sur une période de 15 ans ; don familial de sommes d'argent exonéré jusqu'à 31 865 €, donateur de moins de 80 ans, bénéficiaire majeur, renouvelable tous les 15 ans.
    service-public.gouv.fr ↗
  8. 8
    officialPlus-value immobilière : calcul (prix d'acquisition d'un bien reçu par donation ou succession)
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Page vérifiée le 15 avril 2026 : pour un bien reçu par donation ou succession, le prix d'acquisition retenu pour la plus-value est la valeur retenue pour le calcul des droits de donation ou de succession ; exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention et de prélèvements sociaux après 30 ans.
    service-public.gouv.fr ↗
  9. 9
    statisticsAu deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens reculent de 1,0 % : Informations rapides n° 216 (indices Notaires-Insee)
    Insee · 2026
    Publication du 8 septembre 2026 : prix des logements anciens en baisse de 1,0 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an (appartements −0,1 %, maisons −1,3 %) ; province −1,0 % sur un an, Île-de-France −0,3 %.
    insee.fr ↗
  10. 10
    officialDemandes de valeurs foncières (DVF) : jeu de données
    DGFiP via data.gouv.fr · 2026
    Transactions des cinq dernières années issues des actes notariés et des informations cadastrales, hors Alsace, Moselle et Mayotte ; actualisation semestrielle en avril et en octobre, dernière le 7 avril 2026 ; interdiction de réidentifier les personnes (article R112 A-3 du LPF).
    data.gouv.fr ↗

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