Hériter d'une maison, c'est recevoir un bien et une question à trancher en six mois : combien vaut-elle ? De cette estimation de la maison en succession dépendent les droits à payer maintenant, l'impôt sur la plus-value à payer plus tard et l'entente entre frères et sœurs pendant le partage. Ce guide suit l'ordre des décisions d'un héritier : le premier mois, la valeur au jour du décès, les droits, le risque de sous-évaluation, l'indivision, puis le choix entre garder, vendre et louer, avec un exemple bordelais. La méthode d'estimation générale est dans le guide des méthodes d'estimation d'une maison ; ici, tout est vu du côté des héritiers.
Le premier mois : ce qui n'attend pas la déclaration
Le notaire ouvre la succession, établit l'acte de notoriété qui désigne les héritiers et recense les biens. Pour la maison, réunissez sans attendre le titre de propriété, la dernière taxe foncière et le DPE s'il existe ; assurez le logement vide et décidez qui garde les clés.
La valeur se pose dès ces semaines-là, pour deux raisons. La première est fiscale : le dépôt de la déclaration de succession intervient dans les six mois qui suivent un décès survenu en métropole, les services fiscaux tolérant la fin du mois ; douze mois lorsque le décès survient hors de France2. La seconde est familiale : tant qu'aucun chiffre écrit et sourcé n'est sur la table, chacun a le sien, et celui qui veut garder la maison ne l'estime pas comme celui qui veut vendre. Une estimation partagée au premier mois évite le litige du sixième.
Estimation de la maison en succession : qui fixe la valeur, et quand
La règle tient à l'article 761 du code général des impôts, commenté au Bulletin officiel des finances publiques : les immeubles transmis à titre gratuit sont estimés à leur valeur vénale réelle du jour de la transmission, sur une déclaration détaillée et estimative des parties, et un logement dont le propriétaire avait l'usage se déclare comme un bien libre de toute occupation1. Trois conséquences.
Les héritiers déclarent, sous leur responsabilité. Ni le notaire ni l'administration ne fixent le chiffre : les héritiers l'avancent, le notaire les aide à le documenter, le fisc contrôle. Service-Public admet une estimation demandée par exemple à un agent immobilier, ou l'usage des bases de données de l'administration fiscale3. Sans ventes datées à l'appui, aucune estimation ne se défend, quel qu'en soit l'auteur.
La date est celle du décès. Si le dossier se prépare cinq mois plus tard, les ventes à retenir sont celles conclues autour du décès ; une vente plus récente se ramène à cette date avec l'indice trimestriel de la zone, en sens inverse de son évolution.
Les données sont publiques. L'administration propose dans l'espace Finances publiques, rubrique « Autres services », un outil de recherche des transactions immobilières conçu pour estimer un bien lors d'une déclaration de succession5 : c'est avec lui qu'elle vérifiera votre chiffre. La base « Demandes de valeurs foncières » de la DGFiP couvre les ventes des cinq dernières années, issues des actes notariés et du cadastre, hors Alsace, Moselle et Mayotte, avec une mise à jour en avril et en octobre6. Retenez trois à cinq ventes comparables des mois qui entourent le décès et motivez la valeur retenue. Le décès ancien, qui oblige à reconstituer une valeur à une date passée, est traité dans le guide de la valeur vénale à une date donnée.
Abattements, barème et forfait mobilier : ce que la maison coûte en droits
En ligne directe, chaque enfant bénéficie de 100 000 € d'abattement sur ce qu'il reçoit de chaque parent, après rappel des donations reçues depuis moins de quinze ans3. Le surplus suit un barème progressif3 :
| Part taxable après abattement | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| De 8 073 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 110 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 933 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 325 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 839 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Deux règles s'ajoutent pour une maison. La résidence principale du défunt bénéficie d'un abattement de 20 % si, au jour du décès, elle est aussi la résidence principale de son époux, de son partenaire de Pacs ou d'un enfant mineur ou majeur protégé3 ; le BOFiP exclut les résidences secondaires et les biens loués, et réserve la règle aux transmissions par décès1. Les meubles sont évalués d'après l'inventaire notarié ou, à défaut, au forfait de 5 % de la valeur des autres biens3 : sur une maison de 380 000 €, le forfait ajoute 19 000 € à l'actif, ce qui plaide pour un inventaire quand le mobilier vaut peu.
Sous-évaluer la maison : la rectification aujourd'hui, la plus-value demain
Le retard de déclaration se paie : intérêt de 0,20 % par mois, puis majoration de 10 % à partir du treizième mois2. La sous-évaluation, tentation classique pour réduire les droits, se paie deux fois. D'abord par la rectification : l'administration dispose des mêmes ventes que vous, via l'outil qu'elle vous ouvre5, et un écart injustifié avec les ventes similaires appelle des droits complémentaires et des intérêts. Ensuite par la plus-value : à la revente d'un bien reçu par succession, le fisc retient comme prix d'acquisition la valeur déclarée pour les droits4. Chaque euro retiré de la déclaration devient un euro de plus-value, soumis à 19 % d'impôt sur le revenu et à 17,2 % de prélèvements sociaux, sauf détention de plus de 22 ans (impôt) ou de 30 ans (prélèvements) ; une surtaxe progressive, de 2 % à 6 %, frappe en outre les plus-values imposables supérieures à 50 000 €4.
L'inverse existe : surévaluer par prudence coûte 20 % de droits sur la différence dans la tranche courante3 et n'achète qu'une plus-value future plus faible.
Décider à plusieurs : l'indivision après la loi du 7 avril 2026
Jusqu'au partage, la maison appartient à tous les héritiers en indivision, chacun pour sa quote-part, avec les bénéfices et les pertes à proportion de ses droits7. Trois niveaux de décision. Un indivisaire seul peut engager les travaux qui conservent le bien. Signer ou renouveler un bail d'habitation relève de la gestion courante et demande les deux tiers des droits indivis7. Vendre ou donner la maison suppose l'accord de tous, sauf si un indivisaire ne peut pas exprimer sa volonté ou met en péril l'intérêt commun, ou si des indivisaires réunissant au moins deux tiers des droits obtiennent du tribunal l'autorisation de vendre7.
La loi du 7 avril 2026 a inscrit dans le code civil une solution que la Cour de cassation admettait : le tribunal peut autoriser un indivisaire à vendre seul un bien indivis si l'urgence et l'intérêt commun le commandent78.
Le partage met fin à l'indivision et passe obligatoirement par un notaire dès que la succession comporte un immeuble9. Les héritiers composent des lots, d'un commun accord ou par tirage au sort, les lots inégaux étant compensés par une soulte ; l'attribution préférentielle permet à l'un d'eux de recevoir le logement en priorité, l'époux survivant pouvant la demander s'il est copropriétaire, y habitait au décès et continue d'y résider9. Le notaire perçoit des émoluments par tranches de l'actif brut, de 4,837 % HT sur la première tranche à 0,998 % HT sur la part qui dépasse 60 000 €, et certains partages entre cohéritiers supportent en plus le droit de partage, un impôt en pourcentage de la valeur partagée9. La soulte se calcule sur la valeur du jour du partage, pas sur celle du décès : si le marché a bougé, il faut une seconde estimation. Le financement du rachat d'une part suit la même logique que dans le guide du rachat de la part de l'autre lors d'un divorce.
Garder, vendre ou louer : la grille entre frères et sœurs
| Option | Ce qu'il faut réunir | Ce que cela coûte | Ce que cela rapporte | Le point de rupture |
|---|---|---|---|---|
| Un héritier garde la maison | L'accord des autres ou l'attribution préférentielle, et le financement de la soulte9 | La soulte au prix du jour du partage, les émoluments du partage9, l'entretien | Un logement ou un patrimoine sans frais d'agence | Le prêt pour la soulte : la banque évalue la maison à son tour |
| Tous vendent | L'unanimité ou une autorisation du tribunal7, un prix appuyé sur les ventes récentes6 | Les frais de vente, la plus-value si le prix dépasse la valeur déclarée4 | Des liquidités partagées au prorata des droits | Un héritier qui refuse : la vente forcée prend du temps |
| Tous louent | Les deux tiers des droits pour signer le bail7, un gestionnaire désigné | Travaux de mise en location, vacance, impôt sur les loyers, gestion des désaccords | Un revenu partagé, le bien conservé | Le premier gros travaux imprévu, ou le premier héritier qui veut sa part |
La grille se lit avec deux chiffres : le net que produirait la vente aujourd'hui et le loyer que la maison obtiendrait après travaux ; le cadre de décision entre louer et vendre les met en rapport avec le calendrier fiscal de la plus-value. Louer ne tient que si l'un d'eux gère et si tous écrivent les règles dans une convention, qui peut nommer un mandataire tenu de rendre compte chaque année7.
Exemple bordelais : 380 000 € déclarés, 390 000 € à la revente
Les valeurs sont fictives et l'adresse n'existe pas ; les barèmes sont ceux publiés en 2026. Une maison de 100 m² dans la métropole bordelaise, achetée 120 000 € en 1995 par une mère veuve décédée en mars 2026. Deux enfants majeurs héritent à parts égales ; aucun n'habitait la maison, donc pas d'abattement de 20 %3. Trois ventes de maisons voisines relevées autour de la date du décès donnent 3 700 à 3 900 €/m² (hypothèse)6 ; la valeur déclarée est fixée à 380 000 €. Un inventaire notarié chiffre le mobilier à 6 000 € (hypothèse), ce qui écarte le forfait de 5 %3.
| Étape | Déclaration au marché : 380 000 € | Déclaration « prudente » : 345 000 € |
|---|---|---|
| Actif successoral (maison et mobilier) | 386 000 € | 351 000 € |
| Part de chaque enfant | 193 000 € | 175 500 € |
| Abattement par enfant3 | 100 000 € | 100 000 € |
| Part taxable par enfant | 93 000 € | 75 500 € |
| Droits par enfant (barème)3 | 16 794,35 € | 13 294,35 € |
| Droits pour les deux enfants | 33 588,70 € | 26 588,70 € |
| Revente un an plus tard | 390 000 € | 390 000 € |
| Prix d'acquisition retenu pour la plus-value4 | 380 000 € | 345 000 € |
| Plus-value brute, frais de vente négligés | 10 000 € | 45 000 € |
| Impôt de 19 % et prélèvements de 17,2 %, sans abattement pour un an de détention4 | 3 620 € | 16 290 € |
| Droits et impôt de plus-value cumulés | 37 208,70 € | 42 878,70 € |
Détail des droits par enfant, colonne de gauche : 403,60 € pour la première tranche, 403,70 € pour la deuxième, 573,45 € pour la troisième, puis 77 068 € à 20 %, soit 15 413,60 €3. À droite, seule la dernière tranche change : 59 568 €, soit 11 913,60 €3.
Bilan : la déclaration « prudente » économise 7 000 € de droits et en rend 12 670 € un an plus tard, avant tout risque de rectification. La valeur juste au jour du décès reste la seule déclaration qui ne se retourne pas contre les héritiers.
Ce que CheckValue apporte aux héritiers dispersés
Les héritiers d'une même maison vivent rarement au même endroit, ni avec le même projet. Le rapport CheckValue leur sert d'abord de document commun : une valeur actuelle et sa fourchette, les ventes comparables retenues et la liste numérotée des sources officielles, partageables par un lien et en PDF dans cinq langues, utile quand la fratrie vit dans trois pays. Il sert ensuite à la décision : le loyer estimé, le rendement brut et le temps de vente observé dans la zone remplissent la grille « garder, vendre ou louer » avec des chiffres qui ne viennent d'aucun des héritiers. L'indice officiel des prix, affiché dans le rapport, aide enfin à situer une valeur d'aujourd'hui par rapport au trimestre du décès, les ventes de cette période restant la preuve à joindre à la déclaration5.
Ce document n'est ni une expertise ni une pièce opposable à l'administration : aucun expert ne signe, personne ne visite la maison, et la valeur déclarée reste celle des héritiers, appuyée sur les ventes de l'époque1. Quand les cohéritiers se déchirent ou que le fisc conteste, un expert immobilier reste nécessaire. L'aperçu gratuit du rapport, à l'adresse de la maison se consulte avant tout paiement ; les notaires et généalogistes qui traitent plusieurs dossiers trouveront l'offre Pro sur la page des tarifs.
Les erreurs qui coûtent le plus aux héritiers
- Aucune estimation écrite. Une valeur dictée au notaire par téléphone, sans ventes à l'appui, ne se défend ni devant l'administration ni devant un cohéritier5.
- Céder la maison à un héritier « au prix de famille ». Une attribution sous la valeur du marché lèse les autres cohéritiers ; la soulte qui compense les lots inégaux9 se calcule sur la valeur du jour du partage, pas sur celle du décès.
- Laisser filer les six mois. L'intérêt de retard court dès le premier mois de retard et la majoration tombe au treizième2 ; un désaccord sur la valeur ne suspend rien.
- Oublier la plus-value future. La valeur déclarée devient le prix d'acquisition4 : une déclaration basse suivie d'une vente rapide coûte plus qu'elle n'a fait économiser.
Ce qui divise une famille, dans les successions que j'ai suivies, n'est presque jamais la maison : c'est le chiffre que chacun a en tête et que personne n'a écrit. Quand les trois ventes de la rue sont posées sur la table le premier mois, la discussion porte sur qui garde et qui vend, pas sur qui a raison.
Cet article est une information générale et non un conseil juridique ou fiscal. Abattements, barèmes et délais sont ceux publiés par les sources à la date indiquée ; le notaire chargé de la succession établit la déclaration et confirme les règles applicables à votre dossier.
Questions fréquentes
Comment estimer une maison pour une succession ?
À sa valeur vénale réelle au jour du décès : le prix qu'un acheteur aurait payé ce jour-là, démontré par des ventes de maisons similaires conclues autour de cette date. Les données sont publiques, dans l'outil de recherche de transactions de votre espace particulier sur impots.gouv.fr et dans la base DVF. Retenez trois à cinq ventes comparables, corrigez-les pour la surface, le terrain et l'état, et gardez la méthode par écrit.
Qui estime la maison dans une succession : notaire, agence ou expert ?
Les héritiers déclarent la valeur sous leur responsabilité ; le notaire les aide à la documenter et l'administration la contrôle. Service-Public admet une estimation demandée à un agent immobilier ou l'usage des bases de l'administration fiscale. L'avis d'une agence est souvent gratuit parce qu'il prépare un mandat ; un notaire ou un expert facture sur devis. Quel que soit l'auteur, une estimation qui ne cite pas de ventes datées ne se défend pas.
Quel délai pour déclarer une succession ?
Six mois, comptés à partir du décès, quand celui-ci a lieu en France métropolitaine ; les services fiscaux acceptent un dépôt jusqu'à la fin du mois. Douze mois si le décès a lieu à l'étranger. Au-delà, l'administration compte 0,20 % d'intérêt par mois de retard et ajoute 10 % de majoration dès le treizième mois. Un désaccord entre héritiers sur la valeur de la maison ne suspend pas ce compte à rebours.
Quels abattements sur les droits de succession pour une maison ?
Chaque enfant a droit à 100 000 € d'abattement sur ce qu'il reçoit de chaque parent, après rappel des donations reçues depuis moins de quinze ans. Si la maison était la résidence principale du défunt et reste, au jour du décès, celle de son époux, de son partenaire de Pacs ou d'un enfant mineur ou majeur protégé, sa valeur est réduite de 20 %. Le reste est taxé au barème progressif, de 5 % à 45 %.
Que risque-t-on à sous-évaluer un bien dans une succession ?
Deux choses. L'administration compare la valeur déclarée aux ventes similaires qu'elle connaît et peut réclamer des droits complémentaires avec intérêts. Et le chiffre déclaré servira de prix d'acquisition si la maison est revendue : ce qui a été retiré de la déclaration réapparaît en plus-value imposable, sauf détention très longue. Sur une maison déclarée 35 000 € sous sa valeur et revendue un an après, 7 000 € de droits économisés coûtent 12 670 € de plus-value.
Comment vendre une maison en indivision ?
Avec l'accord de tous les héritiers, en principe : la vente d'un immeuble indivis relève de l'unanimité. Faute d'accord, les indivisaires détenant au moins deux tiers des droits peuvent demander au tribunal d'autoriser la vente, et le juge peut permettre à un seul indivisaire de vendre si l'urgence et l'intérêt commun le commandent. L'autre voie est le partage : la maison est attribuée à un héritier contre une soulte calculée au jour du partage.
Faut-il vendre ou louer la maison héritée ?
Comparez deux sommes : le net que la vente rapporterait aujourd'hui et le loyer que la maison obtiendrait après travaux, vacance et impôt. Louer n'a de sens que si un héritier gère sur place et si les règles sont écrites dans une convention ; le bail lui-même exige les deux tiers des droits. À distance, une indivision qui loue finit presque toujours par vendre, avec des travaux en plus.
Paie-t-on une plus-value en vendant une maison héritée ?
Seulement si le prix de vente dépasse la valeur retenue pour les droits de succession, qui tient lieu de prix d'acquisition. La différence, frais de vente justifiés déduits, supporte l'impôt à 19 % et les prélèvements sociaux à 17,2 %, allégés par la durée de détention jusqu'à l'exonération (22 ans de détention pour l'impôt, 30 pour les prélèvements) ; passé 50 000 € de plus-value imposable, une surtaxe de 2 % à 6 % s'y ajoute.
Cet article est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou en investissement. Les chiffres et règles portent l’année de leur publication ; consultez la source citée pour la version en vigueur.
Sources
- 1lawBOI-ENR-DMTG-10-40-10-30 : Successions : évaluation des immeubles à la valeur vénaleBOFiP, Bulletin officiel des finances publiques (DGFiP) · 2012Article 761 du CGI : immeubles estimés à leur valeur vénale réelle à la date de la transmission d'après une déclaration détaillée et estimative des parties, valeur libre de toute occupation quand le propriétaire en avait l'usage ; article 764 bis : abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt, exclu pour les résidences secondaires et les biens loués, propre aux mutations par décès.bofip.impots.gouv.fr ↗
- 2officialDroits de succession : déclaration (délai de 6 mois en France, 12 mois à l'étranger)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Déclaration dans les six mois du décès en France métropolitaine, tolérance jusqu'au dernier jour du mois, douze mois pour un décès à l'étranger ; intérêt de retard de 0,20 % par mois et majoration de 10 % à partir du treizième mois.service-public.gouv.fr ↗
- 3officialDroits de succession : évaluation de la succession et calcul des droits (abattement 100 000 €, résidence principale 20 %, barème 5 à 45 %)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Immeubles estimés à leur valeur vénale au jour du décès, estimation possible par un agent immobilier ou par les bases de l'administration ; abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt occupée par l'époux, le partenaire de Pacs ou un enfant mineur ou majeur protégé ; abattement de 100 000 € par enfant et par parent avec rappel des donations de moins de quinze ans ; barème en ligne directe de 5 % à 45 % ; meubles au forfait de 5 % sans inventaire.service-public.gouv.fr ↗
- 4officialImpôt sur le revenu : plus-value immobilière (19 %, prélèvements sociaux 17,2 %, abattements 22/30 ans)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Pour un bien reçu par succession, le prix d'acquisition est la valeur retenue pour les droits de succession ; impôt de 19 % et prélèvements sociaux de 17,2 % ; exonération d'impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans de détention ; taxe supplémentaire de 2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value imposable ; frais de vente déductibles sur justificatifs.service-public.gouv.fr ↗
- 5guidanceJe dois estimer un bien immobilier dans le cadre d'une démarche fiscale (service « Rechercher des transactions immobilières »)impots.gouv.fr (DGFiP) · 2026Service « Rechercher des transactions immobilières » de l'espace Finances publiques, rubrique « Autres services », proposé pour estimer un bien lors d'une déclaration de succession, d'une donation ou de l'IFI ; données réservées à l'usage personnel du demandeur (article L. 107 B du LPF).impots.gouv.fr ↗
- 6officialDemandes de valeurs foncières (DVF) : jeu de donnéesDGFiP via data.gouv.fr · 2026Transactions des cinq dernières années issues des actes notariés et des informations cadastrales, hors Alsace, Moselle et Mayotte ; mise à jour semestrielle en avril et en octobre, la dernière le 7 avril 2026.data.gouv.fr ↗
- 7officialSuccession : indivision entre les héritiers (unanimité, majorité des 2/3)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Actes de gestion courante (bail d'habitation) à la majorité des deux tiers des droits indivis ; vente ou donation d'un immeuble à l'unanimité sauf incapacité, péril de l'intérêt commun ou vente autorisée par le tribunal à la demande d'indivisaires détenant deux tiers des droits ; autorisation judiciaire de vendre seul en cas d'urgence et d'intérêt commun ; mandataire judiciaire en cas de mésentente ; convention d'indivision et mandataire tenu de rendre compte chaque année.service-public.gouv.fr ↗
- 8officialSuccessions : de nouvelles règles pour faciliter la résolution des conflits en indivisionService-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Actualité sur la loi du 7 avril 2026 : consécration dans le code civil de l'autorisation judiciaire permettant à un indivisaire de vendre seul un bien indivis en cas d'urgence et d'intérêt commun, solution admise auparavant par la Cour de cassation.service-public.gouv.fr ↗
- 9officialPartage des biens de la succession (soulte, attribution préférentielle, droit de partage)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026Notaire obligatoire dès que la succession comporte un bien immobilier ; lots inégaux compensés par une soulte ; attribution préférentielle du logement, ouverte à l'époux survivant copropriétaire qui l'habitait au décès ; émoluments du notaire sur l'actif brut de 4,837 % HT à 0,998 % HT au-delà de 60 000 € ; droit de partage dans certains partages entre cohéritiers.service-public.gouv.fr ↗





