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Loyer & rendement

Vendre ou louer sa maison ? La méthode de décision avec les chiffres 2026

Vendre ou louer sa maison : comparer le net vendeur d'aujourd'hui au revenu locatif, avec plus-value, fiscalité, DPE et bail de 3 ans. Méthode et exemple.

Christian EckmairMis à jour: 12 min de lecture12 sourcesRelu par Josef Eckmair MBA
Cartons de déménagement dans le séjour d'une maison, au moment où le propriétaire choisit entre vendre et louer
Un logement loué cesse d'être votre résidence principale : au jour de la vente, sa plus-value devient imposable. Image : Photos public domain, Public domain, via Wikimedia Commons

Le cas classique : vous déménagez, la maison est presque payée, un voisin vous assure qu'elle se louerait « facilement 1 350 € ». Tout le monde a un avis. Ce guide le remplace par une méthode en quatre temps, rappelle les règles françaises qui rendent la location bien moins réversible qu'on ne l'imagine, puis déroule un exemple complet à Nantes.

Vendre ou louer sa maison : liquidités maintenant, ou revenu et patrimoine plus tard

Vendre transforme un bien en argent disponible, sans impôt sur le gain si vous y habitez encore1, et clôt le sujet. Louer conserve le bien, produit un revenu imposable et vous lie pour trois ans au moins à un locataire7. La décision change selon que vous avez besoin de l'apport pour la maison suivante, que vous partez à 600 km, ou que vous avez le temps de gérer un logement.

Le réflexe qui trompe le plus : comparer le loyer mensuel à la mensualité du crédit. Le loyer est un chiffre brut. La comparaison honnête oppose ce qu'il vous reste une fois tout le monde servi, mois sans locataire, artisans et fisc compris, à ce que le prix de vente placé rapporterait sur la même période.

Le net vendeur d'aujourd'hui face au loyer que le marché accepte

Deux chiffres ouvrent le dossier, et aucun des deux n'est le prix de l'annonce.

Le premier est le net vendeur : le prix auquel une maison comparable s'est réellement vendue dans votre quartier, diminué des honoraires d'agence quand le mandat les met à votre charge, des diagnostics et du capital restant dû. Le décompte des frais de vente jusqu'au net vendeur reconstruit ce calcul ligne par ligne. Le contexte de 2026 compte : l'indice Notaires-Insee du printemps donne, sur douze mois, un repli de 1,3 % pour les maisons contre 0,1 % pour les appartements, soit une baisse de 0,8 % tous logements anciens confondus, tandis que le volume de ventes plafonne à 958 000 transactions en un an3. Le scénario « je loue deux ans et je vends plus cher » n'a plus le vent en poupe.

Le second est le loyer hors charges que le marché accepterait, pas celui que le voisin imagine. La méthode est celle du guide de l'estimation de loyer : loyers comparables récents, niveau de l'observatoire local et, dans une ville encadrée, le plafond légal. Ramené à la valeur du bien, ce loyer donne le rendement brut ; le calcul du rendement locatif brut, net et net-net montre ce qu'il cache.

Le compte d'exploitation du bailleur : six lignes entre le loyer et votre poche

Entre le loyer et votre poche, six lignes s'intercalent. Aucune n'est facultative.

  • Vacance et impayés. Un changement de locataire coûte des semaines de loyer, une remise en état et parfois un contentieux. Provisionnez chaque année plutôt que de découvrir le trou au premier départ.
  • Gestion. Votre temps (visites, état des lieux, régularisation des charges, relances) ou les honoraires d'un administrateur de biens, en pourcentage des loyers encaissés.
  • Entretien et gros travaux. Chaudière, toiture, menuiseries, ravalement : le bien vieillit, que vous y habitiez ou non. La réserve à constituer selon l'âge du bâti est détaillée dans le guide des charges du propriétaire.
  • Taxe foncière. Elle reste due par le propriétaire ; en 2026, sa base est revalorisée de 0,8 % (coefficient 1,008) avant même les taux votés par les collectivités4.
  • Assurance. Celle du propriétaire non occupant s'ajoute à celle du locataire.
  • Charges non récupérables. En copropriété, les gros travaux votés en assemblée générale restent au bailleur.

Ce qui reste après ces six lignes est le revenu net avant impôt. C'est lui, et non le loyer, qui entre dans la comparaison finale.

Plus-value, micro-foncier, régime réel : les deux impôts de la décision

Deux impôts pèsent sur la décision, et le premier est celui qu'on oublie.

La plus-value. Le gain réalisé sur votre résidence principale échappe à l'impôt, à la condition que le logement soit encore votre habitation habituelle et effective quand vous signez la vente1. Un logement que vous quittez pour le louer perd cette qualité : dans cinq ans, il sera vendu comme bien locatif, et son gain supportera un impôt de 19 %, puis des prélèvements sociaux de 17,2 %12. Un abattement pour durée de détention adoucit la note : de la sixième à la vingt-et-unième année, 6 % par an pour l'impôt et 1,65 % pour les prélèvements sociaux ; plus aucun impôt au-delà de la vingt-deuxième année de détention, plus aucun prélèvement social au-delà de la trentième1. Passé 50 000 € de gain imposable, une surtaxe de 2 % à 6 % vient en plus1. Si vous avez acheté il y a peu et que le bien a pris de la valeur, ce seul impôt peut faire basculer la décision vers la vente immédiate.

Les loyers. Pour une location vide, tant que le revenu brut foncier de votre foyer reste sous 15 000 € par an, vous relevez automatiquement du micro-foncier : l'administration retient les loyers bruts après un abattement forfaitaire de 30 %, sans autre déduction possible56. Au-dessus de 15 000 €, ou sur option exercée pour trois ans, c'est le régime réel : frais de gestion, primes d'assurance, travaux d'entretien et de réparation, intérêts d'emprunt et certains impôts se déduisent des loyers56. Le revenu foncier net rejoint votre barème, et les prélèvements sociaux de 17,2 % s'y ajoutent5. Une maison louée 1 350 € par mois produit 16 200 € de loyers par an : elle dépasse le seuil du micro-foncier, et le bailleur par accident se retrouve au régime réel dès la première année.

Bail de trois ans, congé pour vendre, DPE : la location se défait mal

Les simulateurs « vendre ou louer » passent ce point sous silence : en France, la location vide est un engagement long, et le bailleur ne reprend pas son bien quand il le souhaite.

  • Trois ans minimum. Le bail d'un logement loué vide court trois ans au moins quand le bailleur est un particulier, six ans quand c'est une société ; à l'échéance, sans congé, il est renouvelé ou reconduit automatiquement7. Un bail d'un an au minimum n'existe que pour un motif familial ou professionnel précis, inscrit dans le bail7.
  • Le congé pour vendre. Vous ne donnez congé qu'à l'échéance du bail, pour vendre, pour reprendre le logement ou pour un motif légitime et sérieux, par une lettre que le locataire doit avoir reçue six mois au moins avant cette échéance8. Le locataire est alors prioritaire pour acheter pendant les deux premiers mois du préavis, et un locataire de plus de 65 ans aux ressources modestes ne peut pas recevoir congé sans relogement, sauf si vous êtes dans la même situation8. Concrètement, une maison louée en octobre 2026 ne se vend libre, au mieux, qu'à l'automne 2029.
  • Le DPE. Depuis le 1er janvier 2025, la loi ferme la location aux logements classés G, y compris lors d'un renouvellement ou d'une reconduction tacite du bail ; viendra ensuite le tour des F en 2028 et des E en 20349. Un diagnostic établi entre janvier 2018 et juin 2021 n'a plus de valeur et doit être refait avant de louer9. Pour une maison F, la question devient « rénover puis louer, ou vendre ».
  • L'encadrement des loyers. À Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier et dans plusieurs intercommunalités, le préfet fixe un loyer de référence majoré que le loyer hors charges ne doit pas franchir, sous peine d'une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € pour un particulier10. Le loyer du voisin n'est pas forcément un loyer légal.
  • La révision. Réviser le loyer suppose une clause dans le bail, et la hausse n'intervient qu'une fois l'an, bornée par l'indice de référence des loyers de l'Insee1112 ; la dernière valeur publiée, 148,37 pour le deuxième trimestre 2026, progresse de 1,15 % en un an11. Pour un logement F ou G, aucune révision n'est possible11.

Matrice de décision et seuil d'indifférence

Critère Vendre maintenant Louer, puis vendre plus tard
Argent disponible Le net vendeur, sous quelques mois Un revenu mensuel net variable ; le capital reste immobilisé
Impôt sur la plus-value Aucun si vous habitez encore le logement1 19 % et 17,2 % après abattements, sauf détention de plus de 22 et 30 ans1
Impôt sur le revenu Aucun sur le prix Revenus fonciers au barème, micro-foncier ou réel, plus 17,2 % de prélèvements sociaux5
Réversibilité Définitive Congé pour vendre à l'échéance du bail de trois ans, préavis de six mois78
Travaux Ceux qu'exige l'acquéreur, négociés dans le prix Entretien continu ; rénovation obligatoire pour un F avant 20289
Exposition au marché Vous sortez au prix de 2026 Vous restez exposé aux prix, en repli de 1,3 % pour les maisons sur un an3
Temps et distance Aucun après la signature Gestion ou honoraires de gestion, déplacements, sinistres

Le seuil d'indifférence se formule ainsi : louer l'emporte si le revenu net après impôt, ajouté à la variation attendue de la valeur nette de l'impôt sur la plus-value, dépasse ce que le net vendeur placé rapporterait sur la même durée, avec une marge pour le risque de vacance et de travaux. Une addition à faire pour votre bien, pas pour la moyenne nationale.

Une maison de 350 000 € à Nantes : vendre ou louer cinq ans

Cas d'école à adresse fictive : les montants sont des hypothèses, les barèmes sont ceux des sources citées. Une maison de 95 m² achetée 260 000 € en 2016, estimée 350 000 €, résidence principale jusqu'au déménagement de septembre 2026, sans crédit en cours. Honoraires d'agence supportés par le vendeur, 4 % TTC (hypothèse), diagnostics 600 €. Loyer de marché retenu : 1 350 € hors charges. Tranche marginale d'imposition : 30 % (hypothèse). Prix supposés stables sur cinq ans, révision du loyer laissée de côté par prudence.

Ligne Option A : vendre en 2026 Option B : louer cinq ans, vendre en 2031
Prix de vente 350 000 € 350 000 € (hypothèse de prix stable)
Honoraires et diagnostics −14 600 € −14 600 €
Impôt sur la plus-value 0 € (résidence principale)1 −3 711 € (détail ci-dessous)1
Net de la vente 335 400 € 331 689 €
Loyers bruts annuels 16 200 €
Vacance et impayés, 5 % (hypothèse) −810 €
Gestion locative, 7 % TTC des loyers encaissés (hypothèse) −1 077 €
Taxe foncière (montant d'exemple)4 −1 400 €
Assurance propriétaire non occupant (exemple) −200 €
Entretien et réparations (exemple, 0,8 % de la valeur) −2 800 €
Revenu foncier net, régime réel obligatoire au-dessus de 15 000 €56 9 913 €
Impôt sur le revenu à 30 % et prélèvements sociaux à 17,2 %5 −4 679 €
Revenu net après impôt par an 5 234 €
Revenu net cumulé sur cinq ans 26 170 €
Total au bout de cinq ans 335 400 € placés 357 859 €

Détail de la plus-value de l'option B. Prix de cession corrigé des frais de vente : 335 400 €. Prix d'acquisition augmenté du forfait de 7,5 % pour frais (19 500 €) et du forfait de 15 % pour travaux, ouvert après cinq ans de détention (39 000 €) : 318 500 €1. Gain brut : 16 900 €. Quinze ans de détention en 2031 ouvrent dix années d'abattement, de la sixième à la quinzième : 60 % pour l'impôt sur le revenu, 16,5 % pour les prélèvements sociaux1. Impôt : 6 760 € × 19 % = 1 284 € ; prélèvements sociaux : 14 112 € × 17,2 % = 2 427 € ; total 3 711 €.

Lecture. L'option B rapporte 357 859 € au bout de cinq ans, soit 22 459 € de plus que le net vendeur d'aujourd'hui laissé sur un compte à 0 %. Mais l'option A ne dort pas : placés à 2,5 % nets par an (hypothèse), les 335 400 € deviennent 379 474 € ; à 1 % net, 352 509 €. Le seuil d'indifférence de cet exemple se situe vers 1,3 % de rendement net annuel du placement : au-dessus, vendre gagne ; en dessous, louer gagne. Une hausse des prix de 1 % par an ajouterait environ 13 400 € nets d'impôt à l'option B et porterait le seuil vers 2 % ; une chaudière à remplacer ou trois mois de vacance le ramèneraient en arrière. L'écart est faible au regard des 350 000 € en jeu : votre situation (crédit en cours, tranche d'imposition, distance) tranche là où les chiffres se touchent.

Les quatre chiffres de la décision dans un rapport CheckValue

La méthode ci-dessus demande quatre chiffres pour une seule adresse, et c'est ce qui manque au propriétaire pressé : la valeur, ce qu'il en reste après les frais de vente, ce que le bien se louerait, et ce qu'il coûte à garder. Un rapport CheckValue les présente ensemble. La fourchette de valeur s'appuie sur les ventes comparables et l'indice officiel de la zone ; la page consacrée aux frais de vente en déduit une estimation du net vendeur ; le loyer estimé, rapporté à la valeur, donne le rendement brut ; les coûts de détention (taxe foncière, entretien, charges) remplissent les lignes du compte d'exploitation.

Ce qu'il faut savoir avant de s'y fier : le rapport ne calcule ni votre plus-value ni votre impôt sur le revenu, qui dépendent de votre prix d'achat, de votre durée de détention et de votre foyer, et il ne contrôle pas le loyer de référence majoré d'une ville encadrée. Il ne remplace pas le notaire. Saisissez l'adresse pour voir l'aperçu gratuit du rapport avant tout paiement ; le rapport d'exemple pour Paris, sur la page des rapports d'exemple, montre les pages loyer et net vendeur une fois calculées.

Les erreurs des bailleurs par accident

Six erreurs reviennent dans les dossiers de ceux qui ont gardé leur maison « pour voir ».

  1. Compter le loyer brut comme un revenu. Entre le loyer et le revenu net après impôt, l'exemple ci-dessus perd les deux tiers.
  2. Oublier la plus-value. Une résidence principale vendue aujourd'hui est exonérée ; la même maison louée cinq ans est imposée12. Ceux qui ont acheté bas et récemment paient le plus.
  3. Signer un bail puis avoir besoin de l'argent. Le congé pour vendre attend l'échéance des trois ans et six mois de préavis78 ; un bien occupé se vend souvent moins cher qu'un bien libre.
  4. Ignorer le DPE. Louer un G est interdit, louer un F ne le sera plus en 20289 ; le devis de rénovation appartient au calcul.
  5. Fixer le loyer sur l'annonce d'à côté. Dans une ville encadrée, le plafond légal prime, et l'amende suit10.
  6. Sous-estimer la distance. Une fuite un dimanche soir se gère mal à 600 km ; les honoraires de gestion sont le prix de cette tranquillité.

Si la conclusion est de vendre, reste à choisir la date : le guide consacré au moment de la vente lit les indices, les volumes et le calendrier fiscal.

Les propriétaires que j'ai vus le plus regretter leur choix n'avaient pas fait le mauvais calcul : ils n'en avaient fait aucun. Ils avaient gardé la maison parce que vendre leur semblait définitif, puis découvert que louer l'était presque autant, avec un locataire, un bail et un percepteur en plus.
Christian Eckmair, cofondateur de CheckValue

Cet article est une information générale et non un conseil juridique ou fiscal. Les taux, seuils et délais cités sont ceux des sources à leur date de vérification ; votre notaire les applique à votre situation.

Questions fréquentes

Faut-il vendre ou louer sa maison ?

Mettez deux sommes face à face à l'horizon de cinq ans : d'un côté le net vendeur d'aujourd'hui, placé ; de l'autre les loyers encaissés après vacance, gestion, entretien, taxe foncière et impôt, plus le produit d'une vente future amputé d'une plus-value devenue imposable. Les maisons perdant 1,3 % en un an selon l'indice Notaires-Insee du printemps 2026, la hausse des prix ne porte plus la décision à elle seule : le revenu net après impôt tranche, avec votre temps et votre distance.

Perd-on l'exonération de plus-value en louant sa résidence principale ?

Oui, à terme. L'exonération suppose que vous habitiez encore le logement, à titre principal, le jour de la signature. Loué pendant plusieurs années, il se vend comme bien locatif : le gain supporte 19 % d'impôt puis 17,2 % de prélèvements sociaux, l'un et l'autre allégés par un abattement dès la sixième année de détention, jusqu'à disparaître après 22 ans pour l'impôt et 30 ans pour les prélèvements sociaux. Le notaire établit et règle cet impôt lors de la vente.

Combien de temps dure un bail et peut-on récupérer le logement pour le vendre ?

Trois ans au minimum pour un bailleur particulier, six pour une société, et le bail se poursuit s'il n'est pas dénoncé. Pour vendre libre, vous adressez un congé pour vendre qui doit parvenir au locataire six mois au moins avant l'échéance ; pendant les deux premiers mois du préavis, le locataire peut acheter en priorité. Un locataire de plus de 65 ans aux ressources modestes est protégé davantage, sauf si vous êtes vous-même dans cette situation.

Un logement classé F ou G peut-il encore être loué ?

La classe G est exclue de la location depuis le 1er janvier 2025, reconduction tacite et renouvellement inclus ; viendront ensuite les F en 2028 et les E en 2034. Une maison F reste louable aujourd'hui, mais sa révision de loyer est bloquée et les travaux à engager avant 2028 pèsent dans le calcul : pour beaucoup de propriétaires, le devis de rénovation est ce qui fait pencher vers la vente.

Comment sont imposés les loyers d'un logement loué vide ?

Jusqu'à 15 000 € de revenu brut foncier annuel pour le foyer, vous relevez automatiquement du micro-foncier : 30 % d'abattement forfaitaire, rien d'autre à déduire, et le solde rejoint votre barème. Au-dessus, ou sur option valable trois ans, le régime réel s'applique : gestion, assurance, taxe foncière, entretien et intérêts d'emprunt se déduisent des loyers. Dans les deux régimes, des prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent à l'impôt sur le revenu.

Peut-on louer son ancienne résidence principale et en acheter une autre ?

Rien ne l'interdit, et c'est le cas le plus fréquent du bailleur par accident. Trois points changent la décision : l'apport que le net vendeur aurait fourni pour le nouvel achat, le taux d'effort avec deux crédits si l'ancien court encore, et le sort de l'exonération de plus-value, qui s'éteint une fois le bien loué durablement. Chiffrez les trois avant le compromis de la nouvelle maison, pas après.

Que montre CheckValue pour une décision entre louer et vendre ?

Pour une adresse, le rapport réunit la fourchette de valeur, une estimation du net vendeur après frais de vente, un loyer estimé avec son rendement brut et les coûts de détention annuels : les quatre entrées de la comparaison décrite ici. Il ne calcule ni votre plus-value ni votre impôt, qui dépendent de votre situation personnelle, et il ne vérifie pas le loyer de référence majoré d'une ville encadrée.

Cet article est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou en investissement. Les chiffres et règles portent l’année de leur publication ; consultez la source citée pour la version en vigueur.

Christian Eckmair
Christian Eckmair
Cofondateur de CheckValue · Plus de 20 ans d’expérience immobilière à Tenerife et en Autriche · Relu par Josef Eckmair MBA

Christian Eckmair est cofondateur de CheckValue et de CBDNOL GmbH (Ansfelden, Autriche). Il travaille dans l’immobilier depuis plus de 20 ans à Tenerife et en Autriche – achat, rénovation, location et vente de logements – et écrit sur la valeur des biens, les vérifications avant achat et les registres de propriété.

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Sources

  1. 1
    officialImpôt sur le revenu : plus-value immobilière
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Exonération de la résidence principale occupée au moment de la vente ; sinon impôt de 19 % et prélèvements sociaux de 17,2 % après abattements pour durée de détention (6 % par an de la 6e à la 21e année, exonération d'impôt après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans) ; forfaits de 7,5 % pour frais et 15 % pour travaux ; taxe de 2 % à 6 % au-delà de 50 000 € ; fiche vérifiée le 15 avril 2026.
    service-public.gouv.fr ↗
  2. 2
    guidanceJe vends mon bien immobilier, vais-je payer de la plus-value immobilière ?
    impots.gouv.fr (DGFiP) · 2026
    Réponse officielle : résidence principale exonérée, autre logement imposé à 19 % et 17,2 % avec abattement au-delà de la cinquième année ; réintégration des amortissements des loueurs en meublé non professionnels pour les ventes depuis le 15 février 2025 ; page mise à jour le 7 juillet 2026.
    impots.gouv.fr ↗
  3. 3
    statisticsAu deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens reculent de 1,0 % : Informations rapides n° 216 (indices Notaires-Insee)
    Insee · 2026
    Prix des logements anciens en baisse de 1,0 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026, appartements 0,1 % et maisons 1,3 % sur un an ; 958 000 transactions sur douze mois à fin juin 2026.
    insee.fr ↗
  4. 4
    officialComment est calculée ma taxe foncière ? Pourquoi a-t-elle augmenté en 2026 ?
    impots.gouv.fr (DGFiP) · 2026
    Taxe foncière égale à la valeur locative cadastrale multipliée par les taux votés ; coefficient de revalorisation forfaitaire de 1,008 en 2026, soit 0,8 %, fondé sur l'indice des prix à la consommation harmonisé.
    impots.gouv.fr ↗
  5. 5
    officialImpôt sur le revenu : revenus locatifs d'une location non meublée (revenus fonciers)
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Micro-foncier de plein droit jusqu'à 15 000 € de revenus avec abattement de 30 % ; régime réel avec déduction des frais de gestion, primes d'assurance, travaux d'entretien et de réparation, intérêts d'emprunt et certains impôts ; prélèvements sociaux au taux de 17,2 % ; déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € ; fiche vérifiée le 15 avril 2026.
    service-public.gouv.fr ↗
  6. 6
    lawBOI-RFPI-DECLA-10 : revenus fonciers, régime micro-foncier
    BOFiP, Bulletin officiel des finances publiques (DGFiP) · 2025
    Champ du micro-foncier (revenu brut foncier total du foyer n'excédant pas 15 000 €), abattement de 30 % représentatif de l'ensemble des charges, option pour le régime réel exercée pour trois ans et irrévocable pendant cette durée ; doctrine du 6 mars 2025.
    bofip.impots.gouv.fr ↗
  7. 7
    officialRédaction du bail d'habitation (contrat de location) : durée du bail
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025
    Durée minimale de trois ans quand le bailleur est un particulier, six ans quand c'est une personne morale ; renouvellement ou reconduction automatique à l'échéance ; bail réduit à un an minimum pour un motif familial ou professionnel inscrit au bail ; fiche vérifiée le 6 juin 2025.
    service-public.gouv.fr ↗
  8. 8
    officialCongé donné par le propriétaire (bailleur) au locataire d'un logement vide
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Congé pour vendre, pour reprise ou pour motif légitime et sérieux, uniquement à l'échéance du bail, lettre reçue au moins six mois avant ; droit de préemption du locataire pendant les deux premiers mois du préavis ; protection du locataire de plus de 65 ans aux ressources modestes ; délais particuliers quand le bailleur a acheté le logement occupé ; fiche vérifiée le 1er juin 2026.
    service-public.gouv.fr ↗
  9. 9
    officialDiagnostic de performance énergétique (DPE) : interdictions de louer G 2025, F 2028, E 2034
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Interdiction de louer un logement classé G depuis le 1er janvier 2025, renouvellement et reconduction tacite compris, F à partir de 2028, E à partir de 2034 ; DPE réalisés entre janvier 2018 et juin 2021 invalides depuis le 1er janvier 2025 ; fiche vérifiée le 1er janvier 2026.
    service-public.gouv.fr ↗
  10. 10
    officialEn quoi consiste l'encadrement des loyers à respecter en zone tendue ?
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Territoires encadrés (Paris, Est Ensemble, Plaine Commune, Bordeaux, une partie de Grenoble-Alpes Métropole, Lille, Lyon, Montpellier, Pays Basque) ; loyer de base plafonné au loyer de référence majoré ; amende administrative pouvant atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale ; fiche vérifiée le 1er août 2026.
    service-public.gouv.fr ↗
  11. 11
    officialAugmentation et révision du loyer en cours de bail d'habitation
    Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2026
    Révision une fois par an seulement si le bail contient une clause ; calcul par l'indice de référence des loyers (148,37 au deuxième trimestre 2026, soit +1,15 % sur un an) ; révision interdite pour les logements F et G dont le bail est signé, renouvelé ou reconduit depuis le 24 août 2022 ; révision à appliquer dans l'année.
    service-public.gouv.fr ↗
  12. 12
    statisticsIndice de référence des loyers (IRL) : série 001515333
    Insee · 2026
    Série trimestrielle officielle de l'indice de référence des loyers, base de la révision annuelle des loyers d'habitation.
    insee.fr ↗

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