Rentrer des mandats a longtemps reposé sur deux gestes : appeler les particuliers qui publient une annonce, et écrire aux propriétaires d'un quartier. Le premier est devenu, pour l'essentiel, illégal le 11 août 20261. Le second reste permis, à des conditions que la CNIL énonce précisément3 et que le RGPD encadre dès qu'un nom entre dans un fichier4. Ce guide, écrit pour les agents, mandataires, marchands de biens et gestionnaires, décrit d'où viennent les données sur les propriétaires et où s'arrête leur usage, ce que le courrier peut encore faire, ce qu'il advient de la pige, et pourquoi le levier d'un mandat est désormais la qualité du rendez-vous. Pour la démarche de base, savoir à qui appartient une maison suit les trois étapes officielles et leurs coûts.
À qui sert la prospection immobilière : mandats, biens hors marché, gestion locative
Trois métiers cherchent des propriétaires qui ne vendent pas encore. L'agent ou le mandataire veut un mandat de vente, c'est-à-dire l'écrit sans lequel il ne peut rien entreprendre : la loi Hoguet définit l'agent comme un intermédiaire dont la mise en relation nécessite un mandat écrit du vendeur, et fait de l'activité sans carte professionnelle une infraction punie de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende5. Le marchand de biens ou l'investisseur cherche le bien hors marché, souvent une maison vieillissante ou un immeuble détenu en indivision ou par une société. Le gestionnaire locatif cherche des bailleurs qui gèrent encore seuls.
Les trois ont le même problème : la donnée. En France, il n'existe aucun fichier public des propriétaires avec adresse et téléphone, et la loi organise l'accès au nom parcelle par parcelle. Et la même contrainte : dès que la démarche est commerciale et répétée, il s'agit d'une prospection au sens de la CNIL, et le nom d'un propriétaire est une donnée personnelle34.
La chaîne des données : du cadastre à l'adresse du propriétaire, et ses limites
| Maillon | Ce qu'il donne | Ce qu'il ne permet pas |
|---|---|---|
| Plan cadastral | Section, numéro de parcelle, emprise des bâtiments ; public et gratuit | Aucun nom n'y figure6 |
| Matrice cadastrale (relevé de propriété) | Le propriétaire d'une parcelle donnée, sur demande adressée aux impôts fonciers, en indiquant un nom ou une parcelle, pour une seule commune à la fois6 | Aucune extraction par quartier ni par rue ; en mairie, la recherche par nom est impossible6 |
| Service de la publicité foncière | Identité des propriétaires successifs, prix des ventes, copies d'actes, par formulaire, immeuble par immeuble ou pour une personne désignée, réponse sous 10 jours, tarif de la notice7 | Une demande, un immeuble, un paiement : rien n'est conçu pour un fichier de secteur |
| Sirene et registre national des entreprises | Le siège et le dirigeant d'une SCI ou d'une société propriétaire | Les bénéficiaires effectifs ne sont plus librement accessibles depuis le 31 juillet 20248 |
Le tableau dit l'essentiel : la France donne le nom d'un propriétaire à qui le demande pour une parcelle, elle ne fournit pas de liste. Le guide du relevé de propriété et de la matrice cadastrale détaille chaque document ; pour les biens détenus par une société ou une indivision, le guide des propriétaires personnes morales explique comment remonter jusqu'au décideur avec les registres ouverts, l'accès aux bénéficiaires effectifs étant réservé depuis le 31 juillet 2024 aux autorités, aux assujettis anti-blanchiment et aux personnes justifiant d'un intérêt légitime8.
Un point que beaucoup d'agences ignorent : la lettre « au propriétaire » déposée ou adressée à l'adresse du bien ne suppose aucune de ces démarches. Elle n'utilise pas de nom, elle vise un logement. Dès que vous y ajoutez le nom obtenu auprès des impôts fonciers ou du fichier immobilier, vous constituez un fichier de données personnelles, avec ce que cela implique.
Le cadre légal : RGPD, information, droit d'opposition, fin des appels non consentis
Quatre textes se superposent.
Le RGPD s'applique à tout fichier de propriétaires : le traitement doit reposer sur une base légale, en pratique l'intérêt légitime du professionnel (article 6) ; les personnes doivent être informées même lorsque les données n'ont pas été collectées auprès d'elles (article 14) ; elles disposent d'un droit d'opposition à la prospection (article 21) ; et le traitement figure au registre des activités de traitement de l'agence (article 30)4.
La CNIL précise le courrier postal : la publicité par voie postale est possible si les personnes ont été informées, au moment de la collecte de leur adresse, de l'utilisation de leurs données à des fins de prospection, et si elles peuvent refuser d'un geste simple et sans frais ; chaque envoi doit permettre d'identifier l'organisme émetteur et d'exprimer par un moyen simple le refus de nouvelles sollicitations ; l'organisme dispose d'un mois au plus pour répondre à la personne qui exerce ses droits3.
Le téléphone a changé de régime. Depuis le 11 août 2026, les consommateurs ne peuvent pas être démarchés par téléphone sans consentement préalable, sauf appel relatif à un contrat en cours (article L. 223-1 du code de la consommation, issu de la loi du 30 juin 2025) ; le consentement doit être libre, spécifique, éclairé et univoque, donné par un acte positif tel qu'une case à cocher dédiée et non précochée ; le décret du 23 juillet 2026 exige que la demande de consentement mentionne l'identité de l'appelant et la nature des services, limite sa validité à un an et impose d'en conserver la preuve au moins trois ans ; même consenti, l'appel est cantonné aux jours ouvrés, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h1. Vers les professionnels, la prospection reste fondée sur l'intérêt légitime, avec information et possibilité d'opposition1.
Bloctel, la liste d'opposition que tout démarcheur devait consulter avant d'appeler, a pris fin le 11 août 2026 avec l'entrée en vigueur du régime du consentement2. La question « faut-il consulter Bloctel ? » n'a plus d'objet : c'est le défaut de consentement qui interdit l'appel.
Le courrier aux propriétaires : ce qui est permis, ce qui fonctionne
Deux formes de courrier coexistent, et elles n'obéissent pas au même droit.
La distribution non adressée, le « boîtage » d'un quartier avec une lettre « Madame, Monsieur, propriétaire de ce logement », n'utilise aucune donnée personnelle : elle échappe aux règles de prospection sur fichier, à condition de respecter les autocollants refusant la publicité et de ne rien indiquer qui identifie l'occupant. C'est l'outil de secteur par excellence, et son défaut est son anonymat : elle parle à tout l'immeuble.
Le courrier nominatif, adressé à un propriétaire identifié via la matrice ou la publicité foncière, est une prospection sur données personnelles. Il est licite si vous informez la personne de l'origine et de l'usage de ses données, dès le premier envoi puisqu'elles ne viennent pas d'elle (article 14 du RGPD)4, si la lettre porte l'identité de votre agence et un moyen simple de refuser d'autres envois, et si vous traitez toute opposition sous un mois3. Une ligne en bas de page suffit : « Vos nom et adresse proviennent de la documentation cadastrale ; pour ne plus recevoir nos courriers, écrivez-nous à cette adresse. »
Ce qui fonctionne, d'expérience : une lettre courte, un seul message (une vente récente dans la rue, un fait de marché local), une signature à la main, et une proposition concrète qui n'engage pas, par exemple un avis de valeur sourcé remis en main propre. Ce qui ne fonctionne pas : la promesse d'un prix, l'urgence artificielle, et la lettre qui parle de l'agence plutôt que de la rue. Si vous promettez une estimation, souvenez-vous que l'annonce à venir devra indiquer le prix, les honoraires TTC, leur pourcentage et qui les paie9 : le premier courrier engage la suite.
La pige après le 11 août 2026 : annonces de particuliers et consentement
La pige consistait à appeler les particuliers qui publient une annonce de vente pour leur proposer un mandat. Un particulier qui vend son logement reste un consommateur au sens du code de la consommation, et la CNIL est explicite : sans consentement préalable, pas d'appel1. Un numéro affiché dans une annonce ne vaut pas consentement : il est publié pour recevoir des acheteurs, et le consentement exigé doit être spécifique et résulter d'un acte positif1. La mention « agences s'abstenir » n'ajoute rien juridiquement ; elle dit simplement à haute voix ce que la loi présume désormais.
Il reste trois usages légitimes. Lire le marché : les annonces de particuliers donnent les prix demandés et les délais. Répondre par écrit, dans le cadre des règles de la CNIL sur la prospection électronique, non traitées ici. Et surtout, être celui que le vendeur appelle : le particulier qui échoue à vendre seul cherche une agence au bout de quelques semaines, et choisit celle dont il a reçu le courrier, vu le panneau ou lu l'analyse locale. Le mandat qui suit doit être écrit, daté et signé en deux originaux, limité dans le temps, le plus souvent trois mois irrévocables, avec une reconduction tacite que l'agent annonce par écrit dans la fenêtre de trois mois à un mois précédant l'échéance et, s'il est exclusif, une clause d'exclusivité en caractères très apparents10.
Le coût d'un mandat après 200 courriers dans le 7e arrondissement de Lyon
Exemple construit ; aucune donnée client réelle, les taux de réponse sont des hypothèses à tester sur votre secteur, faute de statistique publique française sur ce point.
Une agence choisit quatre rues du 7e arrondissement de Lyon où trois ventes ont été publiées dans DVF au premier semestre 2026. Elle prépare 200 lettres « au propriétaire », sans nom, déposées à l'adresse de chaque logement, avec un fait de marché local et l'offre d'un avis de valeur sourcé remis lors d'un rendez-vous. Pour les rendez-vous obtenus, elle édite un rapport d'estimation à son en-tête.
| Poste (exemple) | Hypothèse | Montant |
|---|---|---|
| Impression, papier, enveloppes | 0,40 € par pli | 80 € |
| Dépôt en boîte aux lettres par un salarié | 4 heures, valorisées 25 € l'heure | 100 € |
| Rapports d'estimation pour les rendez-vous | Abonnement Pro du mois, 30 rapports inclus | 49 € |
| Réponses | 2 % des 200 courriers | 4 contacts |
| Rendez-vous vendeur | La moitié des contacts | 2 rendez-vous |
| Mandats signés | Un rendez-vous sur deux | 1 mandat, trois mois irrévocables10 |
| Coût par mandat | 229 € ÷ 1 | 229 € |
Ce que l'exemple illustre : le coût d'une campagne conforme se compte en centaines d'euros, pas en milliers, et le poste décisif n'est pas l'affranchissement mais la conversion du rendez-vous en mandat. Doublez l'hypothèse de réponse et le coût par mandat tombe à 114,50 € ; divisez-la par deux et il double.
Le rapport CheckValue Pro à votre en-tête pour le rendez-vous vendeur
L'offre Pro n'est pas un fichier de propriétaires, et il faut le dire d'emblée : pour une adresse française, le rapport ne contient aucun nom, aucune coordonnée, et la donnée « propriétaire inscrit » n'existe que pour une adresse aux États-Unis, dont les comtés publient leurs registres. Le levier pour un agent français est ailleurs : le document que vous posez sur la table au rendez-vous vendeur.
Trois éléments de ce document comptent pour la prospection. La fourchette de valeur avec les ventes comparables du secteur, chacune ajustée et sourcée, qui remplace « je pense que votre bien vaut » par « voici ce qui s'est vendu à cent mètres et pourquoi le vôtre se situe là ». Le rythme des ventes dans le secteur, autrement dit le temps qu'un bien met à trouver acheteur, qui prépare la discussion sur le prix de mise en vente et sur la durée du mandat. Et, pour un bailleur que vous voulez convaincre de vendre ou de vous confier la gestion, le loyer estimé et le rendement brut, calculés pour la même adresse et posés à côté de la valeur.
Le PDF porte votre en-tête, existe en cinq langues et se partage par un lien ; la même adresse donne la même valeur à deux collaborateurs, ce qui évite le chiffre qui varie selon le négociateur. Les formules Pro pour les professionnels et leurs tarifs mensuel, semestriel et annuel sont détaillés sur les pages dédiées. Le rapport ne constitue ni une expertise ni l'avis de valeur que vous signez en tant que professionnel ; il en est le support chiffré, pas le substitut. Deux articles prolongent cet usage : le rapport d'estimation avant mise en vente pour les agents et l'évaluation de portefeuille pour les bailleurs et gestionnaires.
Déontologie : personnes âgées, successions, biens vacants
Le droit fixe le plancher ; le métier demande davantage.
Les propriétaires âgés reçoivent beaucoup de courriers, parce qu'ils détiennent souvent les maisons anciennes des quartiers recherchés. Pas de visite impromptue, pas de décision le jour même, et la proposition écrite laissée pour qu'un enfant ou un notaire la lise ; un mandat signé sous pression se conteste et se perd.
Les successions attirent les démarcheurs dès l'avis de décès. La règle simple : on n'écrit pas aux héritiers dans les semaines qui suivent, on n'exploite pas les avis d'obsèques, et lorsque le bien est en indivision successorale, l'interlocuteur est le notaire chargé du dossier, pas l'héritier le plus pressé.
Les biens vacants ou à l'abandon relèvent d'abord de la mairie, qui connaît le dossier et conduit, le cas échéant, la procédure des biens sans maître. Pénétrer sur la parcelle, photographier l'intérieur par les fenêtres ou interroger les voisins pour obtenir le nom sort du cadre ; la voie légale passe par la documentation cadastrale et la publicité foncière76.
Les mandats les plus solides que j'ai signés venaient d'une lettre courte, signée à la main, suivie d'un rendez-vous où j'arrivais avec les ventes de la rue. Les appels à froid ont surtout rempli ma liste de refus, bien avant que la loi ne les interdise.
Cet article est une information générale et non un conseil juridique ou fiscal. Les règles citées sont celles publiées par la CNIL, la DGCCRF et Service-Public à la date indiquée dans les sources ; votre fédération professionnelle ou votre conseil confirme leur application à votre organisation.
Questions fréquentes
La prospection immobilière est-elle interdite en 2026 ?
Non. Le courrier postal reste licite si les personnes ont été informées de l'usage de leurs données et peuvent s'y opposer simplement et gratuitement, chaque envoi identifiant son auteur et offrant un moyen de refus. Le changement concerne le téléphone : depuis le 11 août 2026, un particulier ne peut plus être démarché sans consentement préalable, sauf appel lié à un contrat en cours. Vers les professionnels, la prospection reste fondée sur l'intérêt légitime, avec information et droit d'opposition.
Que change l'interdiction du démarchage téléphonique du 11 août 2026 ?
La loi du 30 juin 2025 a inversé la logique : plus de liste d'opposition à consulter, mais un consentement préalable, libre, spécifique, éclairé et univoque, donné par un acte positif (case non précochée). Le décret du 23 juillet 2026 impose d'indiquer l'identité de l'appelant et la nature des services, limite le consentement à un an et exige d'en garder la preuve trois ans. Les créneaux restent 10 h à 13 h et 14 h à 20 h en semaine.
Peut-on utiliser le cadastre ou la publicité foncière pour constituer un fichier de propriétaires ?
Le plan cadastral est public mais ne porte aucun nom ; le nom se demande parcelle par parcelle au centre des impôts fonciers, dans la limite d'une commune, et le service de la publicité foncière délivre l'identité des propriétaires successifs sur formulaire, par immeuble ou par personne désignée, contre un tarif. Rien n'est conçu pour l'extraction en masse, et tout fichier ainsi constitué relève du RGPD : base légale, information des personnes, droit d'opposition et registre des traitements.
La pige immobilière est-elle encore autorisée ?
Appeler un particulier qui a publié une annonce est un démarchage téléphonique comme un autre : depuis le 11 août 2026, il suppose son consentement préalable, et un numéro affiché dans une annonce ne vaut pas consentement, la CNIL exigeant un acte positif et spécifique. La pige survit sous d'autres formes : lecture des prix demandés, réponse écrite selon les règles de la prospection électronique, et surtout un travail de secteur qui amène les vendeurs à vous appeler.
Comment rentrer des mandats sans faire de pige ?
Par un secteur travaillé en profondeur : courrier ciblé et conforme, présence physique dans le quartier, recommandations d'anciens clients, contenus locaux sur les prix, et un rendez-vous vendeur préparé avec les ventes de la rue et un avis de valeur sourcé. Le mandat qui en résulte doit être écrit, daté, signé en deux originaux et limité dans le temps ; le plus souvent trois mois irrévocables, avec une clause d'exclusivité rédigée en caractères très apparents lorsqu'il est exclusif.
Faut-il une carte professionnelle pour prospecter ?
Prospecter en vue de vendre le bien d'autrui, c'est exercer l'activité d'agent immobilier, réglementée par la loi Hoguet : carte professionnelle portant la mention de l'activité, conditions d'aptitude et d'honorabilité, garantie financière et assurance de responsabilité civile professionnelle. Exercer sans carte est une infraction pénale punie de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende. Le mandat écrit du propriétaire précède toute action de vente, et l'annonce doit indiquer le prix, les honoraires TTC et qui les paie.
CheckValue donne-t-il les coordonnées des propriétaires ?
Non. Pour une adresse française, le rapport ne contient ni nom ni coordonnées de propriétaire, et aucun fichier de prospection n'est fourni ; la donnée « propriétaire inscrit » ne concerne que les adresses situées aux États-Unis, tirée des registres publics des comtés. Ce que l'offre Pro apporte au professionnel, c'est le rapport d'estimation sourcé à son en-tête, en PDF et en cinq langues, à joindre au courrier ou à poser sur la table lors du rendez-vous vendeur.
Cet article est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou en investissement. Les chiffres et règles portent l’année de leur publication ; consultez la source citée pour la version en vigueur.
Sources
- 1officialProspection commerciale par téléphone (hors automate d'appel) : quelles sont les règles ?CNIL · 2026Fiche du 10 juin 2026 : depuis le 11 août 2026, les consommateurs ne peuvent être démarchés par téléphone qu'avec leur consentement préalable ou pour un contrat en cours (article L. 223-1 du code de la consommation, loi du 30 juin 2025) ; créneaux du lundi au vendredi de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h ; consentement libre, spécifique, éclairé et univoque, case non précochée ; décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 : identité de l'appelant, nature des biens ou services, validité d'un an, retrait à tout moment, preuve conservée au moins trois ans ; rappel d'un consommateur qui l'a demandé sous 5 jours ouvrables ; professionnels : intérêt légitime, information et opposition.cnil.fr ↗
- 2officialFin de Bloctel : liste d'opposition au démarchage téléphoniqueBloctel (DGCCRF) · 2026Le service Bloctel a pris fin avec l'entrée en vigueur, le 11 août 2026, du régime de démarchage téléphonique fondé sur le recueil préalable du consentement du consommateur, conformément à la loi du 30 juin 2025 ; renvoi vers la page de la DGCCRF sur les règles du démarchage téléphonique.bloctel.gouv.fr ↗
- 3officialLa prospection commerciale par courrier postalCNIL · 2026Fiche du 10 juin 2026 : la publicité par voie postale suppose que les personnes aient été informées, lors de la collecte de leur adresse, de l'usage à des fins de prospection et puissent s'y opposer simplement et gratuitement ; chaque envoi doit identifier l'organisme et permettre le refus de nouvelles sollicitations ; droits d'accès et de rectification ; réponse aux demandes sous un mois au maximum ; plainte possible auprès de la CNIL.cnil.fr ↗
- 4lawLe règlement général sur la protection des données (RGPD), texte intégralCNIL · 2026Règlement (UE) 2016/679 : article 6 (licéité du traitement, bases légales dont l'intérêt légitime), articles 13 et 14 (information de la personne, y compris lorsque les données n'ont pas été collectées auprès d'elle), article 21 (droit d'opposition, absolu en matière de prospection), article 30 (registre des activités de traitement).cnil.fr ↗
- 5officialAgent immobilier : conditions d'accès et d'exercice en France (loi Hoguet, carte professionnelle)Service-Public.fr Entreprendre (DILA) · 2026Page vérifiée le 1er janvier 2026 : l'agent immobilier est un intermédiaire dont la mise en relation nécessite un mandat écrit ; profession réglementée par la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, carte professionnelle avec mention de l'activité, conditions d'aptitude et d'honorabilité, garantie financière et assurance de responsabilité civile professionnelle ; exercer sans carte est puni de 6 mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende.entreprendre.service-public.gouv.fr ↗
- 6guidanceComment consulter le cadastre ?Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025Page vérifiée le 13 mars 2025 : le plan cadastral ne porte pas le nom des propriétaires ; les extraits de matrice se demandent au centre des impôts fonciers par nom ou par références cadastrales, dans la limite d'une commune, gratuits à titre ponctuel ; en mairie, la recherche par nom est impossible.service-public.gouv.fr ↗
- 7guidanceComment obtenir des renseignements immobiliers ? (service de la publicité foncière)Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025Page vérifiée le 2 juillet 2025 : toute personne physique ou morale peut demander l'identité des propriétaires successifs, le prix des ventes et la copie des actes, par formulaire, sur un ou plusieurs immeubles ou sur les immeubles d'une personne désignée ; réponse sous 10 jours ; tarifs fixés par la notice de chaque formulaire.service-public.gouv.fr ↗
- 8officialBénéficiaires effectifs : accès aux données réservé depuis le 31 juillet 2024INPI · 2025Depuis le 31 juillet 2024, en application de l'arrêt de la CJUE du 22 novembre 2022 (aff. C-37/20 et C-601/20), l'accès aux bénéficiaires effectifs est restreint aux autorités de contrôle, aux assujettis à la lutte contre le blanchiment et aux personnes justifiant d'un intérêt légitime au sens de la directive (UE) 2024/1640.inpi.fr ↗
- 9officialQue doit indiquer l'annonce d'une vente immobilière ?Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025Page vérifiée le 12 septembre 2025 : l'annonce présente le type de bien, le prix, la situation, la superficie et l'état ; lorsque les honoraires sont à la charge de l'acheteur, elle indique le prix honoraires TTC inclus, le prix hors honoraires, leur pourcentage et qui les paie ; présentation du DPE ; mentions spécifiques en copropriété.service-public.gouv.fr ↗
- 10officialQuel mandat de vente peut-on confier à un agent immobilier ?Service-Public.fr (DILA, Premier ministre) · 2025Page vérifiée le 19 septembre 2025 : mandat simple, exclusif ou semi-exclusif ; écrit, daté, signé, en deux originaux ; durée limitée, le plus souvent 3 mois irrévocables, reconduction tacite avec avertissement au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant ; clause d'exclusivité en caractères très apparents ; clause pénale possible jusqu'à 24 mois après la fin du mandat, plafonnée aux honoraires.service-public.gouv.fr ↗





